jeudi 17 juillet 2008, par glecocq
Mammifère omnivore, le porc appartient à la famille des suidés. Il ne serait pas, contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, le descendant direct des sangliers sauvages. Sa domestication a débuté 7000 ans avant J-C très naturellement puisqu’il suivait les hommes, se nourissant de leurs déchets. De là est certainement née sa mauvaise réputation, qui lui a valu une image d’impureté auprès de certaines religions. Au 19ème siècle, le souci d’améliorer les races apparaît. En parallèle, on souhaite accroître la production de viande porcine. L’élevage intensif et ses affres prend forme. Mais depuis le milieu du 20ème siècle, l’élevage rationnel a repris cours, grâce notamment, chez nous, à un programme national de conservation de races locales lancé en 1981 par le Ministère de l’Agriculture. Les porcs sont désormais nourris de produits nobles (blé, orge, maïs, soja...) et leur viande, grâce à des avancées génétiques est de 30 à 50 % moins grasse qu’une trentaine d’années auparavant.
On recense pas moins de 350 espèces de porc à travers le monde. Parmi elles figurent les races locales françaises : le porc limousin, le gascon, le basque, le blanc de l’ouest et le porc de Bayeux. L’essentiel de la production est toutefois fournit par trois races européennes :
Le Large White
Le Landrace
Le Piétrain
En France, c’est l’Ouest qui détient le monopole de la production, à commencer par la Bretagne, puis le Pays de Loire. La consommation de viande porcine représente le tiers de notre consommation annuelle de viande. Entre les différentes pièces de viande et les 400 spécialités de charcuterie, chacun d’entre nous en mange 36 kg par an.